Comment Reconnaître un Véritable Couteau Japonais Artisanal ?

3 choses à savoir :

  • Beaucoup des couteaux japonais  »artisanaux » vendus au Japon sont en réalité semi-industriel.
  • Beaucoup de sites e-commerce vendent ces lames en tant que couteau artisanal (sans rien dire sur l’artisan)
  • Il existe de très bons artisans, mais ils sont souvent peu visibles sur la toile.

Le plus important pour savoir choisir son couteau japonais artisanal est de comprendre au mieux le travail de l’artisan. Quelques connaissances de bases permettront de différencier du pseudo artisanal, qui est en réalité fait en masse de manière semi-industriel, du véritable travaille d’artisanat.

Les différents types de fabrication de couteau

En résumé, il existe 3 grands modèles de fabrication artisanale que je vais essayé de présenter avec objectivité malgré mon parti pris :

*Note : peu importe l’approche et les outils que l’on choisit, il y a 1001 manières de réaliser. A la fin, ce sont les qualités de l’artisan qui font la différence, peu importe la voie qu’il a choisit pour s’exprimer.

Le Stock Removal :

Cette méthode, souvent choisis par les amateurs pour débuter en coutellerie, consiste à enlever de la matière sur une pièce d’acier industrielle pour lui donner une forme de lame. Il n’y a pas de forge.

La Forge Moderne :

C’est le type de forge la plus répandue aujourd’hui. Elle se trouve à mi-chemin entre la forge traditionnelle et le stock removal. Elle se confronte à un problème : les aciers alliés industriels qui sont employés ici, ne sont pas vraiment adaptés au travail de forge. De nombreuses grosses machines sont du coup employées pour s’adapter à cette matière première : (four de trempe, backstand, presse, sableuse, marteau pilon, etc)

On retrouve un peu les mêmes dilemmes qu’entre l’agriculture moderne post-industrielle et l’agriculture ancienne. Encore une fois, ce n’est qu’une description dans les grandes lignes et il existe de nombreuses nuances.

Avantage :

  • productivité
  • Prix plus accessible

Désavantage :

  • productivité au détriment de l’aspect artistique, et parfois de la qualité
  • standardisation de l’objet qui perd en personnalité et unicité
  • pollution
  • perte des savoirs et gestes anciens

La Forge Traditionnelle :

Point négatifs :

Voici en premier les points négatifs de la forge traditionnelle : exigeante, elle demande beaucoup plus d’engagement et de temps au forgeron pour obtenir un résultat. Cela demande aussi plus de qualité de l’artisan pour réaliser une lame potable, là où les deux autres approches sont plus accessibles.

Ce qui induit un prix de vente plus élevé et/ou un forgeron qui peine parfois à vivre de sa passion. Cependant, le retour de l’artisanat à l’ancienne étant en bonne voie de réhabilitation, les choses semblent bien parties pour s’améliorer et permettre la revalorisation de la forge traditionnelle à plus grande échelle.

Qualités :

La Forge traditionnelle d’aujourd’hui repose sur les mêmes savoirs que la forge d’il y a plusieurs milliers d’années.


L’artisan forge au feu, plus précisement au charbon de bois, avec des outils simples. Il n’y a pas de triche. Il forge la lame au plus près de son état finale et n’enlève que très peu de matière à la lime et à la pierre.

Il utilise une matière première adaptée à ces techniques : des aciers fait uniquement de fer et de carbone. Et idéalement, il/elle produit son propre acier en collectant du minerai dans la nature et le réduisant lui-même selon les connaissances, elle aussi millénaire, de la métallurgie artisanale.

Le Fogeron se repose sur ses compétences et connaissances et non sur un équipement complexe. Ce type de forge ne nécessite pas obligatoirement de machine. Elle pourrait d’ailleurs se passer d’électricité.
Cependant, si le forgeron travail seul, un marteau mécanique (martinet ou marteau-pilon) est bienvenu pour remplacer les 2 ou 3 frappeurs d’autrefois pour la production d’acier artisanal, le pliage ou la forge de grande pièce.

Conclusion :

Ici, je viens de décrire 3 grandes familles de fabrication. Mais chaque forgeron n’utilise pas forcément qu’un seul de ces procédés. Il en utilise parfois plusieurs pour proposer différente gamme de prix.

Et chez Satori Kajiya ?

Dans mon atelier Satori Kajiya, je favorise au maximum les méthodes de forge traditionnelle. Et j’applique la même logique pour le polissage et le travail du bois.
Je ne produis pas encore mon acier, mais c’est en cours d’expérimentation.

Je suis encore un enfant, mais j’apprends petit à petit à travailler à la manière des anciens. Suivez mon évolution plus en détails sur la page dédiée à mon atelier: Satori Kajiya.




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