l’atelier de FORGE traditionnelle Satori Kajiaya

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Que signifis Satori Kajiya ?


Satori Kajiya pourquoi ce nom ? Kajiya (é›ć†¶ć±‹) signifie atelier de forgeron. Quant au Satori æ‚Ÿă‚Š, imaginez-vous en train d’attraper une flĂšche en plein vol… c’est un peu ça le concept Satori, ces instants, parfois trĂšs bref, oĂč l’on est ici et maintenant. Tout et rien.

L’atelier en quelques mots :

DĂ©nuement

L’atelier Satori Kajiya est nĂ© dans une forĂȘt sans passage, au milieu des ronces, de l’ombre des arbres et bordĂ© par une riviĂšre. J’ai commencĂ© la forge dans cet Atelier avec rien. Ou presque.

Il est aujourd’hui dans la montagne, dans une clairiĂšre au milieu de mules et de brebis.

Il sera menĂ© Ă  ĂȘtre dĂ©placĂ© Ă  nouveau.

J’espĂšre que j’aurai la chance que cela soit Ă  nouveau dans un espace de nature paisible comme les prĂ©cĂ©dents.

Projets passés et à venir :

La rĂ©alisation du soufflet japonais a permis une belle avancĂ©e pour le travail. Je le dĂ©couvre encore. C’est un Ă©lĂ©ment clefs de la gestion du feu. Il est comme mon bras droit, les poumons de la forge qui viennent alimenter le cƓur du foyer en OxygĂšne.

Je dois encore lui faire quelques amĂ©liorations Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur pour qu’il me fasse moins forcer, car il me donne des douleurs d’Ă©paules sur les grosses sessions. Je vais changer la peau Ă  l’intĂ©rieur. RabotĂ© lĂ©gĂšrement le piston, mieux comblĂ© les jointures et raccourcir l’arriĂšre pour pouvoir l’avancer plus proche de la forge et amĂ©liorer ainsi ma position.

Ma position est assise. À l’automne, j’ai rĂ©alisĂ© une assise Ă  la japonaise, avec une petite fausse pour y mettre mes jambes. Je suis encore en train de tester les distances entre les enclumes, le foyer, les pinces, le soufflet, et moi-mĂȘme. Je vais bientĂŽt la terminer avec quelques nouveaux rĂ©glages. Sol lĂ©gĂšrement plus profond, incrustation d’un bac Ă  eau dans le sol proche de l’enclume, rapprocher l’assise de l’enclume et quelques autres petits rĂ©glages.

Le toit a l’air de tenir. À l’automne, j’ai coupĂ© une dizaine de jeunes arbres pas loin. Avec quelques tĂŽles, ils m’ont permis de me mettre au sec pour l’hiver qui arrivait. Quelques palettes de rĂ©cupĂ©ration pour les cloisons. Je dois encore en poser une ou deux sections, surtout avec le soleil qui se fait Ă  nouveau plus prĂ©sent avec l’arrivĂ©e du printemps.

Il faut trouver un bon Ă©quilibre entre de la pĂ©nombre et garder l’espace bien aĂ©rĂ© pour ne pas s’intoxiquer. Pour le moment, j’ai de la marge… C’est un vrai gruyĂšre, mais c’est lĂ  l’avantage d’ĂȘtre dans une rĂ©gion oĂč les nuages sont souvent de mise.

La boue de l’hiver
Une tasse de thé
Le métal chauffe

J’ai commencĂ© Ă  faire des tests avec de la terre argileuse du terrain pour rĂ©aliser des briques rĂ©fractaires. Il faut que le mĂ©lange tienne les 1400 degrĂ©s prolongĂ©s pendant des heures lors des futures rĂ©ductions de minerai de fer. C’est encore trop friable mais en bonne voie. Il faut que je refasse des essais en tassant mieux les Ă©chantillons Ă  l’aide d’une presse.

Le projet de bas-foyer (four vertical pour rĂ©duire le minerai de fer) m’a rappelĂ© l’importance de faire son propre charbon. Dans la forĂȘt, j’avais commencĂ© par cela. Faire du charbon. Pas si simple de faire du bon charbon.

C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de rĂ©aliser une charbonniĂšre. Celle-ci devrait me permettre de maitriser le processus et de faire des sessions raisonnables tout en n’Ă©tant pas ridicule sur la quantitĂ©.

C’est vrai que je pourrais faire le systĂšme ancien en tas de bois enterrĂ©. Mais seul, c’est Ă©normĂ©ment de manutention. Et la moindre erreur me ferait gĂącher une grande quantitĂ© de bois. Alors que lĂ , je pourrais prendre de l’expĂ©rience et Ă  priori obtenir une qualitĂ© optimum.

Forger avec de l’acier artisanal est certainement l’approche la plus couteuse en temps et en Ă©nergie. Pourtant, je n’aurai l’impression de commencer la forge qu’au moment oĂč j’aurai une loupe d’acier artisanal devant moi.

Le feu brûle
Et moi Aussi,
Tout va bien, Tout va

Une recherche

Une recherche : retrouver les techniques de forge traditionnelle qui ont fait leurs preuves pendant des millénaires avant de se perdre.

Pour cela : je fais un travail de recherche expĂ©rimental poussĂ© afin d’utiliser des procĂ©dĂ©s de fabrication se rapprochant le plus possible de ceux utilisĂ©s pour les anciens sabres il y a plusieurs siĂšcles.

J’essaie pour le moment d’appliquer cela pour mes couteaux artisanaux et Tanto.

Pourquoi cela ?

Non par passion pour l’histoire, mais simplement parce que les meilleures lames au Japon ont Ă©tĂ© produites il y a un peu moins d’un millĂ©naire.

Un travail de long terme

Cette dĂ©marche est trĂšs longue, l’Ă©tude du sabre et des procĂ©dĂ©s de forge ancien, le glanage d’informations de qualitĂ©s, les rencontres avec des spĂ©cialistes, la reconstitution des Ă©quipements, tout prend beaucoup de temps.

Ainsi, je suis loin de prĂ©tendre reproduire des lames dignes de l’Ă©poque, c’est le travail d’une vie, et je n’en suis qu’au balbutiement.